Petit précis de décadence

1° Faire que ce qui a été ne soit plus: c’ est à dire, abandonner  au fil des années toutes les valeurs qui ont fondé la nation. Vaste travail qui vise tour à tour la justice, l’ éducation et l’ armée. Je laisse à chacun le soin de trouver des exemples: de l’ impunité du mineur-délinquant à la suppression du service national.

Cette première phase s’ achève avec succés quand l’ hymne national est sifflé dans les stades et que le seul nom de patrie sonne comme un gros mot.

Modifier de façon plus ou moins profonde ce qui a été: on empêche ainsi les éventuels nostagiques d’ une époque révolue de se raccrocher au passé, ou d’ utiliser ce même passé pour éduquer les enfants.

Pour cela tous les moyens sont bons: l’ insulte, la calomnie, le mensonge, voire la loi. Se référer au livre de Ribbe sur Napoléon, ou au débat sur les côtés positifs de la colonisation.

3° Imposer quelquechose qui n’ aurait jamais du être: le moment est alors venu de gauler le fruit pourrissant de ce qui fût une grande nation.

La nature ayant horreur du vide laissé par les phases 1 et 2, il ne reste qu’ à se livrer, demi-dénudé et jambes écartées aux nouveaux prophètes: au choix, Jean-Marie Le Pen ou Tarik Ramadan.

CQFD

DDV a la mémoire courte !

Un trés beau livre sur Sainte Hélène vient de sortir, avec plus de 700 photos, sous la direction de Bernard Chevallier, Thierry Lentz et Michel Martineau, publié chez Fayard. Celui-ci est préfacé par …. Dominique de Villepin, qui, récemment, semblait avoir oublié jusqu’ au nom de Napoléon !

Pourtant le titre exact du livre est: Ste Héléne, île de mémoire. Ca ne s’invente pas…