Fidèles à leur tradition qui est de cracher en l’ air pour faire croire qu’il pleut, les journalistes s’ en sont donnés à coeur joie dans leur analyse " a priori " du voyage pontifical.
" Voyage à hauts risques ", " le pape aura à coeur d’ effacer la maladresse de Ratisbonne ", " le pape devra se justifier devant les musulmans ", etc, etc…
Ces inepties, répétées en boucle jusqu’ à l’ arrivée de Benoit XVI sur le sol turc, se sont dégonflées d’ un coup à la première intervention.
Le pape n’ est pas venu donner des gages aux musulmans, ni s’ excuser suite à sa très érudite et donc incomprise, intervention. Il est venu apporter son soutien aux minorités, notamment chrétiennes, dans un pays ou on assassine les prêtres. Il est venu réaffirmer les valeurs chrétiennes de l’ occident, et tendre la main aux musulmans pour qu’ ils s’ en inspirent.
Le résultat de cette fermeté est que le pape a été salué et accueilli avec un profond respect, sans aucune manifestation d’ hostilité. Avez-vous entendu un seul journaleux reconnaitre son erreur ?
Que nenni. Encore moins en tirer des enseignements pour nos dirigeants, dont la politique du pantalon baissé nous fait perdre tout respectabilité dans ce qui est, qu’ on le veuille ou non, un rapport de force.
Bon week-end, Lenonce.
Il est vrai que l’on nous a assommé depuis des jours avec la soi-disant « gaffe » du Pape, et l’instrumentalisation à outrance qu’en ont fait les intégristes musulmans ; alors qu’à Ratisbonne Benoît XVI ne faisait que dire la vérité.
Il importe en effet de rappeler que les premiers chrétiens furent des martyres, qui, pourchassés, se cachaient dans les catacombes pour honorer Dieu, alors que les premiers musulmans furent des cavaliers conquérants qui ne furent pas toujours magnanimes : c’est un fait historique indéniable. Par la suite, d’autres approches s’amorcèrent, et la Chrétienté a aussi connu ses heures de violence alors que se développaient d’autres courants beaucoup plus pacifiques dans l’Islam : le soufisme notamment. L’ombre et la lumière sont toujours intimement liées, et il en sera certainement ainsi jusqu’à la fin des temps.