Le vrai visage du fascisme

Les comparaisons outrancières, déclinées autour du slogan " Sarko facho ", ont permis au lendemain du 06 mai d’ identifier les véritables ennemis de la démocratie.
Ah, vous les trouviez sympathiques, la sénile jobastre, le postier joufflu et le maçon alcoolique ! Eh bien, voyez dans la rue le résultat de l’ influence de leurs idées sur une frange de la population. Le danger, si danger il y a, ne sera pas venu des banlieues, mais des groupuscules pseudo-trotskistes ou anarchistes, que j’ ai quelques fois épinglé ici.
Il n’ est que d’ aller visiter un blog comme comité de salut public tenu par un de leurs thuriféraires. Ce garçon, qui s’ est déjà exprimé sur mon blog mais m’ interdit maintenant de laisser des commentaires sur le sien ( la démocratie n’ est pas une inclination naturelle. Cela étant j’ ai contourné la difficulté… ), se livre à des incantations contre le résultat du suffrage universel, voire à de véritables incitations à l’ émeute.

Allez voir ce blog, c’ est très instructif. De: " les vieux ça pue car ça vote sarkozy ", jusqu’ au cocktail molotov illustrant le dimanche 06. Je voulais tourner la page des élections, mais je ne peux pas laisser le champ libre à ce genre d’ individu. Il veut en découdre. Je suis là.

Lenonce

Pour s’évader un peu…

9782070770946Pour s’aérer la tête je vous recommande de vous plonger dans les oeuvres de Nicolas BOUVIER. Ce grand voyageur/écrivain, malheureusement disparu en 1998, a relaté ses voyages dans des ouvrages magnifiques (l’usage du monde, chroniques japonaises, le poisson-scorpion, etc…) que GALLIMARD a eu l’excellente idée de regrouper en un volume intitulé "oeuvres".
Je ne peux m’empêcher de vous livrer un extrait de "l’usage du monde".

"….Adossé contre une colline, on regarde les étoiles, les mouvements vagues de la terre qui s’en va vers le Caucase, les yeux phosphorescents des renards. Le temps passe en thés brûlants, en propos rares, en cigarettes, puis l’aube se lève, s’étend, les cailles et les perdrix s’en mêlent…et on s’empresse de couler cet instant souverain comme un corps mort au fond de sa mémoire, où on ira le rechercher un jour. On s’étire, on fait quelques pas, pesant moins d’un kilo, et le mot "bonheur" paraît bien maigre et particulier pour décrire ce qui vous arrive.
Finalement, ce qui constitue l’ossature de l’existence, ce n’est ni la famille, ni la carrière, ni ce que d’autres diront ou penseront de vous, mais quelques instants de cette nature, soulevés par une lévitation plus sereine encore que celle de l’amour, et que la vie nous distribue avec une parcimonie à la mesure de notre faible coeur".

A lire d’urgence….

Géronte d’Allauch