Le Conseil d’ administration de l’ Université de Poitiers a demandé au Président de la République d’ empêcher la nomination de Benoît Fleury, au motif qu’ il est un ancien président du GUD, organisation universitaire d’extrême droite, dissoute en 2000.
Il a reçu, comme il se doit, le soutien d’étudiants, d’enseignants, de syndicats comme l’ UNEF, du Mouvement des jeunes socialistes et bien sûr de députés socialistes.
Je voudrais demander à ces bien-pensants, en fouillant l’ égout qui leur sert de mémoire, combien se sont mobilisés pour empêcher en son temps la nomination de Paolo Persichetti comme chargé de cours à l’ Université de Saint Denis ?
Je rappelle que Paolo Persichetti, membre des brigades rouges, non repenti, condamné en Italie à 22 ans de prison pour le meurtre du général d’ aviation Licio Giorgeri, a été protégé durant des années au nom de la doctrine Mitterrand. Paolo Persichetti a finalement été extradé en 2002.
Benoît Fleury, 31 ans, n’ est lui, que major 2008 de l’ agrégation d’ histoire du droit et n’ a tué personne. C’ est sûrement là sa faute.
Lenonce
Simple rappel pour les lecteurs du Monde Diplomatique (que l’occasion m’est d’ailleurs donnée de conchier), relatif à un article apologétique de ce criminel, dont le courage révolutionnaire consiste à faire des « cartons » sur des cibles où ils veulent voir un symbole là où je ne vois que des quidams, fussent ils généraux (ie fonctionnaire du ministère de la défense). En matière de prise de risque il me semble qu’il y a des révolutions, pas toujours de mon goût, où la prise de risque est significativement plus conséquente et, ipso facto, au moins respectable.
De toute évidence, quand on manque à la fois d’entre-jambe et d’entregent pour promouvoir son opinion, on reste dans l’Histoire ce que l’entremets est au repas : une parenthèse, ces innomables résidus idéologiques ayant réussi à y ajouter la lacheté.
la malchance de B.Fleury est de vivre dans un pays qui pretend d’être démocratique…
Bonjour Cruella, je vois que dés qu’il y a un commentaire raciste ou pro-raciste à faire quelque part, vous êtes sur le coup ! Vous êtes vraiment une « trou du cul » (votre expression favorite à propos des africains) de française. Quant à la stupide note de Lenonce, ce n’est pas parce qu’on a fait des erreurs dans le passé qu’il faut les reproduire !
Voici une interview de Benoit Fleury, alias Lord, qu’il avait donné au magazine l’écho des savanes (mars 1999).
Q : Le GUD fête cette année ses 30 ans…
Oui. Assas c’est la magie du Rat Noir. Le noyau dur s’est reconstitué é à Assas et on essaime dans toute la France. En 95, on a failli disparaître mais aujourd’hui, notre idéologie est en pleine ascension. Le GUD ne meurt jamais. C’est vrai que depuis la rentrée, ça bouge pas mal…
Q : A Assas vous avez le soutient implicite de certain profs ?
Bof… Il y a bien Martinez, mais il ne nous aide pas trop. Il y a des profs à droite, c’est vrai mais bon… Heureusement qu’il y a le directeur de l’IUP Gestion et le chargé de TD. Un vrai réac et un ancien gudard, lui.
On a l’impression d’assister à un retour de la violence dans les facs depuis la rentrée…
Nous, partout où il peut y avoir de la baston, on y va. Ca fait partie de la tradition d’Occident et d’Ordre Nouveau. On a que des gens qui aiment la baston. Il faut être prêt à aller jusqu’au bout. Si on va afficher des tracts à Tolbiac et qu’on ne claque pas les trois premiers étudiants qui nous en empêchent, au bout d’une demi-heure, on se retrouve avec 200 mecs en face de nous…
Quelle type d’action violente vous organisez ?
On a fait des actions au salon des livres pluralistes, comme l’incendie du local de l’UNEF-ID ou le jet de gaz pendant la manifestation. On a fait aussi fait des actions pour marquer notre antisionisme, comme lorsqu’on a jeté des gaz lacrymogène dans un cinéma qui projetait Tsahal (le film de Claude Lanzman sur l’armée israélienne, NDLR). On a aussi gazé des Mc Do et brûlé le drapeau US car les Etats-Unis annihilent toutes les cultures et uniformisent les peuples.
Q : Les adversaires que vous redoutez le plus ?
Aucun, on les a tous affronté. Même le Betard, on les a croisé au procès Garaudy, et on leur a mis une danse.
Q : Quels sont vos maîtres à penser ?
R . Le premier, c’est Léon Degrelle (inventeur du rexisme, le national-socialisme version belge, chef de la division wallone durant la guerre, ndlr Des gens comme Nasser, Saddam Hussein, on s’en sent assez proche.
Q : Votre slogan favori, « A paris comme à Gaza, intifada « , ça veut dire quoi ?
R : C’est pour désigner l’ennemi, et l’ennemi aujourd’hui en France, c’est le même qu’en Palestine. On est contre l’occupation sioniste, avec un côté antisémite qu’il faut appliquer partout où les juifs peuvent être présents.
Q : Vous n’avez pas toujours été antisionistes et pro-arabes…
Avant, l’ennemi des nationalistes, c’était le Rouge. On considérait qu’Israël était une base du Moyen Orient contre l’ennemi rouge. Il y’avait même des juifs qui travaillaient avec le GUD ou Occident.
Q : Aujourd’hui, vous soutenez l’Islam et le Hamas…
On se retrouve dans les valeurs de la famille et de la tradition chères à l’Islam. Ce qui est paradoxal, c’est que l’Islam peut à la fois être un allié et un ennemi. Autant la Syrie et l’Irak sont des régimes nationalistes laïques et on les soutient, autant, l’Islam peut être un danger pour la civilisation européenne. Pour le Hamas, c’est le coté combat identitaire qui nous plaît.
Q : L’ennemi aujourd’hui, c’est le juif ?
Le déclencheur, c’est l’attentat de la synagogue Copernic. Le gouvernement a couvert toute les milices sionistes et c’est devenu la chasse aux fachos dans Paris pendant un mois. Ca a coïncidé avec le début de nos prises de positions pour les Palestiniens. C’est un crime contre l’humanité qu’on commet là-bas. Israël appartient aux palestiniens. Il faut rayer de la carte Israël.
Q :Pourquoi ne pas dire clairement que vous êtes antisémites ? S i je vous dis oui, je vais être condamné.
Q :Et fascistes ?
Au sens italien du terme, oui. Il y a un coté esthétique et social qui me plaît.
Q :Le GUD roule pour Le Pen ou pour Megret ?
Les deux sensibilité sont représentée. Mais notre slogan à l’heure actuelle, c’est » Ni œil de verre, ni talonnette « .
Q :Vous avez déjà été condamné ?
J’ai pris deux mois d’exclusion fermes et 18 mois d’interdiction de fac pour avoir frappé un mec dans la fac. J’ai repris un blâme pour avoir enfreint mon interdiction. Je suis venu faire le ménage devant la fac parce que des militants de l’UEJF empêchaient des gudards de tracter. Et je repasse très bientôt devant le conseil de discipline pour avoir dit » Salut, les youpins » à des étudiants.
Q :Les RG vous surveillent ?
A l’époque Pasqua, c’était horrible. Avec Chevenement, c’est mieux. Il a de véritables valeurs républicaines, on arrive à avoir une certaine liberté d’expression. Ce qui n’était pas le cas avec Pasqua, et son sioniste de service, Patrick Gaubert.
« …. ce n’est pas parce qu’on a fait des erreurs dans le passé qu’il faut les reproduire. » Pourquoi n’appliquez-vous pas ce principe à l’endroit de B.Fleury ?
Dr Albert, vous vous contredisez, Dr Albert vous me fatiguez, Dr Albert vous êtes un con!
Je ne supporte plus que vous insultiez les personnes qui laissent des commentaires sur mon blog.
Je vous prie donc, avec toute la retenue que je peux avoir parfois, d’aller vous faire enculer ailleurs, si, toutefois, vous trouvez quelqu’un de pas trop regardant sur l’endroit ou il fourre sa pine: cela se doit pouvoir trouver. C’est votre dernier commentaire laissé sur ce blog: adieu, sous-merde.
Lenonce
à Dr Albert
Je ne sais pas qui vous êtes et j’ai nul envie de vous connaître, vous voyez le mal partout et votre esprit est gravement atteint…je vous pleins. Quand à mon commentaire, je voulais simplement dire que la France n’est pas un pays démocratique et rien de plus.
Je termine, cette fois, par mon expression favorite:
« J’en ai rien à péter »
« Qu’il soit minuit, qu’il soit midi, nous vous faites chier, Docteur ALBERT….. »
Référence (lointaine) à un livre…..nom et auteur ?
Géronte d’Allauch
Quel dommage, lenonce, que tu supprimes cette scorie de ton blog. Pour ne pas risquer de penser en rond, il est bon de laisser ces ornières du débat sur le chemin.
Je comprends que tu sanctonnes aussi l’injure faite à cruella ; n’accable pas ce pauvre hère dont la hauteur de vue l’oblige à n’avoir comme horizon que des « trous du cul ». Nous devons avoir affaire à un de ces nombreux proctologues de la blogsphère.
L’histoire de Fleury pourrait bien ressembler à celle de Maurice Duverger, avec un niveau d’élaboration en deça toutefois. Agreg ou pas, je n’ai pas l’impression qu’il donne dans le subtil et j’ai toujours eu du mal à prendre au sérieux ces maniaques de l’étiquetage idéologique.
En résumé, ceux sont plus souvent des Jambier qui s’ignorent que des Grangil. Si ce n’est pas assez explicite, je vois Fleury à mi-chemin de Zaïus et d’Urko.
Ps: Il est minuit Dr Schweitzer de Cesbron quant au film je ne me souviens que de Pierre Fresnay. Saint Google fera le reste !
N’allez pas croire que les tribulations en afrique d’un pasteur qui ne connaissait pas la thaïlande soit ma tasse de thé. Je préfère celles d’un Axel Munthe à capri(« le livre de san michele »), quoique le prince Malko à bangkok …