Sur le chemin qui m’ amène matutinalement de mon domicile au lieu ou j’ exerce mon sacerdoce, une affiche agresse mon regard encore voilé par les brumes du sommeil.
Cette fille décharnée, faisant un mourre de six pieds de long, hâve, les joues creuses, mal peignée, aux cuisses d’ anoure s’ échappant du tissu, pose, à contre-coeur semble-t-il et dans une attitude simiesque, pour le magasin Le Printemps.
Comment les publicitaires peuvent-ils imaginer que la vue d’ un tel pébron, comme on dit ici, puisse nous faire nous précipiter toutes affaires cessantes vers la sus-nommée enseigne ??
C’est un des mystères que je voulais partager avec vous.
Eh bien moi, je n’ irai pas au Printemps: mais ici !
Lenonce