"Bienvenue chez les Ch’tis" c’est le film qu’il faut avoir vu. 14,5 millions de spectateurs (par ailleurs électeurs*…) se sont déjà précipités pour aller s’imprégner de la quintessence de l’esprit français de ce début du XXIe siècle.
Vous rendez-vous compte que ce monument du cinéma a déjà généré plus de 84,5 millions d’euros de recettes ?
Mon côté "anthropologue" m’a fait me procurer un DVD (bien entendu piraté) que j’ai regardé avec attention. Et là, stupéfaction ! Ce film est d’une médiocrité affligeante. Franchouillard à souhait, sans imagination, sans génie, sans acteur particulièrement bon, ce quasi navet est tout droit issu du cinéma "grosses farces" des années 70. Avec le retour du disco, notre histoire bégaye.
Il est indéniable que ce film est devenu un phénomène de société…
Et si nous reparlions de l’exception culturelle française ?
Géronte d’Allauch
* Cette précision pour éventuellement continuer ici le débat sur les fondements de la démocratie.
(Re)Parlons en … pour douter de son existence.
Quelque soit le pays et ses populations, force est de constater qu’une implacable répartition, entre un troupeau de crasses cons et une minorité qui la subit, est toujours présente. Le reste est du détail pour guides touristiques ou pour satisfaire les esprits curieux (que je salue ici).
Pouvons nous faire débat sur la démocratie et ses fondements ? On a vu ce qu’il est advenu à athènes où sycophantes et sophistes ont su appuyer sur le point faible.
Doit on alors lui préférer une oligarchie corrompue voire prétendue incorruptible (robespierre si tu nous lis…) ?
Tant que les remugles rousseauistes pollueront la réflexion, que nous n’enterrerons pas le verbiage sirupeux des Lumières, il nous faudra supporter le succès du démagogue et la faiblesse (d’esprit ?) de ceux qui le suivent.
L’espoir pourrait il renaître ?
Diantre ! Il n’est jamais mort car » l’espoir est une vertu d’esclave « .
Πολιτεία γὰρ τροφὴ ἀνθρώπων ἐστίν, καλὴ μὲν ἀγαθῶν, ἡ δὲ ἐναντία κακῶν. Ὡς οὖν ἐν καλῇ πολιτείᾳ ἐτράφησαν οἱ πρόσθεν ἡμῶν, ἀναγκαῖον δηλῶσαι, δι΄ ἣν δὴ κἀκεῖνοι ἀγαθοὶ καὶ οἱ νῦν εἰσιν, ὧν οἵδε τυγχάνουσιν ὄντες οἱ τετελευτηκότες. Ἡ γὰρ αὐτὴ πολιτεία καὶ τότε ἦν καὶ νῦν, ἀριστοκρατία, ἐν ᾗ νῦν τε πολιτευόμεθα καὶ τὸν ἀεὶ χρόνον ἐξ ἐκείνου ὡς τὰ πολλά. Καλεῖ δὲ ὁ μὲν αὐτὴν δημοκρατίαν, ὁ δὲ ἄλλο, ᾧ ἂν χαίρῃ, ἔστι δὲ τῇ ἀληθείᾳ μετ΄ εὐδοξίας πλήθους ἀριστοκρατία. Βασιλῆς μὲν γὰρ ἀεὶ ἡμῖν εἰσιν· οὗτοι δὲ τοτὲ μὲν ἐκ γένους, τοτὲ δὲ αἱρετοί· ἐγκρατὲς δὲ τῆς πόλεως τὰ πολλὰ τὸ πλῆθος, τὰς δὲ ἀρχὰς δίδωσι καὶ κράτος τοῖς ἀεὶ δόξασιν ἀρίστοις εἶναι, καὶ οὔτε ἀσθενείᾳ οὔτε πενίᾳ οὔτ΄ ἀγνωσίᾳ πατέρων ἀπελήλαται οὐδεὶς οὐδὲ τοῖς ἐναντίοις τετίμηται, ὥσπερ ἐν ἄλλαις πόλεσιν, ἀλλὰ εἷς ὅρος, ὁ δόξας σοφὸς ἢ ἀγαθὸς εἶναι κρατεῖ καὶ ἄρχει.
PLATON (Ménexène, 238 c)
Τι ανδρας ονομαζεται αληθεια ειναι ακομα αληθεια, δηλαδη η πτυχη στην οποια τα πραγματα φαινεται να τον.
Μα την αληθεια, δεν μπορω να πω τιποτα, ουτε ειναι, η δεν ειναι. Πολλη ικανοτητα για να το μαθετε, πρωτα απο το σκοταδι του ερωτηματος, τοτε η συντομια της ανθρωπινης ζωης.
PROTAGORAS (Fragments)
Sur toutes choses on peut faire deux affirmations exactement contraires.
Je dirais même plus : il n’est pas démontrable, dans un système cohérent, qu’il n’existe pas au moins une proposition invalidant la cohérence dudit système (Théorème de Gödel).
Une des conséquences ultimes de ceci est qu’aucun système ne peut être l’agent de sa propre analyse.
Je vois avec plaisir, géronte, que tu nous épargnes cette huître pensante de platon. Rejoins nous pour commettre quelques sophismes dont protagoras semble te montrer le chemin !