Il faut lire l’étude édifiante de Jacque MARSEILLE dans LE POINT N°1856 (de la semaine dernière) qui avait pour titre : "Santé, enquête sur les scandales d’un système à bout de souffle".
Saviez-vous que :
– une ordonnance moyenne en France comporte 4,5 médicaments contre 0,8 dans les pays d’Europe du Nord ?
– le taux d’inutilisation de certains médicaments, parmi les plus couteux, frise souvent 50% ?
– sur 52.000 médecins généralistes, 8.500 étaient, en 2005, responsables de 50% du volume des prescriptions ?
– les maladies nosocomiales tuent chaque année, dans notre beau pays, entre 4.200 et 5.000 personnes ?
– entre 2000 et 2003 les frais de transports ont augmenté de 50% pour les ambulances et de 50% pour les taxis ?
– 250.000 fausses cartes vitales seraient en circulation et cela couterait, au contribuable, 60 millions d’euros ?
– l’absentéisme au travail est en hausse de près de 30% depuis 1998 (dans la fonction publique territoriale c’est 20 jours par an et par agent). Le calcul qui suit fait froid dans le dos : 10% des 5,2 millions de fonctionnaires sont constamment absents soit 520.000 malades permanents. En estimant que 10% d’entre eux le sont pour raisons injustifiées, cela représente 52.000 petits fraudeurs à 4.000 euros (coût moyen annuel des absents)par agent soit 200 millions d’euros…qui est, à peu de chose près, la somme consacrée par le budget à la prévention dans le domaine de la santé !
Bref, ce n’est pas demain que nous allons réduire les 200 milliards consacrés (en 2007) aux dépenses de santé….
Si quelqu’un a une solution, n’hésitez pas à la proposer à LENONCE….
Géronte d’Allauch
Cela pourrait se terminer comme aux US.
Une couverture sociale selon le niveau de ressources et pour le reste …tous aux assurances privées. Etrangement, celles-ci ont su concilier des frais de fonctionnement minimum (mais pas les cotisations…) avec des capacités de contrôle maximum. Tout le contraire de notre sécu …
Il serait intéressant de rendre largement public, les frais de fonctionnement, notamment et surtout administratif, de nos hôpitaux. Ainsi que la part que cela représente dans les dépenses de santé.
D’autre part quel poids représente les soins, gracieux ou éternellement en attente de remboursement, que nous dispensons à toute la misère du monde accrochée à notre système de santé comme un morpion à nos curés de campagne.
Enfin, je serais curieux de connaître l’effet sur le budget, d’un dégraissage en règle de la fonction publique.
Merci de ne pas me servir le contre-argument de la qualité de service vs la réduction de personnel : j’ai été fonctionnaire dans une première vie !
En moyenne 40 % font le travail des 60 % qui se répartissent entre les congés (sic) maladie, les réunions de toute sorte (syndicat, comité de pilotage,….) et les planques. Quand ce n’est pas les « colleurs d’affiche » du maire en place que l’on met au chaud jusqu’aux prochaines élections !
Dans le même article on peut y lire que la pose d’un stimulateur cardiaque permanent sans insuffisance cardiaque est facturé 1804,44 euros dans le secteur privé et 3.718,34 euros dans le secteur public. Une intervention majeure sur l’intestin grêle et le côlon est facturée 5.593,82 euros en privé et 11.583,09 euros dans le public.
Le développement vers le privé semble inéluctable et les groupes d’assurances, comme AXA, attendent avec patience que le fruit mûr leur tombe dans les mains…