J’avoue n’avoir rien lu de celui que l’on présente en ce moment comme une sorte de Victor Hugo du XXe siècle (mais si, je l’ai entendu sur France Info, la radio qui rend idiot…).
Il n’empèche que tout ce battage (que je trouve tout de même un peu exagéré et sur lequel nous pourrions philosopher longtemps) autour d’Aimé Césaire m’a fait rechercher sur la toile quelques textes.
Je vous en livre un….et, c’est certain, je vais aller à la FNAC m’acheter quelques livres de lui.
Partir.
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-
panthères, je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas
l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture
on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer
de coups, le tuer – parfaitement le tuer – sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d’excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot
mais est-ce qu’on tue le Remords, beau comme la
face de stupeur d’une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot?
(extrait du "cahier d’un retour au pays natal")
Géronte d’Allauch