Siné, viré, fait son ciné…

Tempête dans le milieu intello parisien…SINE s’est fait virer de Charlie Hebdo par son patron, Philippe VAL. Un gauchiste flingue un autre gauchiste…

Le motif du licenciement ? SINE est soupçonné d’antisémitisme après avoir écrit en parlant de Jean SARKOZY, le fils du président : " Il  vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée juive et héritière des fondateurs DARTY. Il fera son chemin dans la vie, ce petit ". Un peu plus loin, dans la chronique, il s’en prend à l’EXPRESS qui vient de publier un dossier sur l’islamisme en se demandant si " le journal aurait le même culot pour s’adresser aussi violemment aux juifs ". Sa conclusion :" Moi, honnêtement, entre une musulmane en tchador et une juive rasée, mon choix est fait."  Comme à son habitude SINE fait tout dans la dentelle !

L’article, écrit le 2 juillet, n’est accroché par un journaliste du NOUVEL OBS que le 8 juillet. Drame pour VAL qui se voit condamner pour incitation à la haine raciale. Il demande alors à SINE de lever l’ambiguïté. Après une première acceptation, SINE refuse en dénonçant une rédaction "sans couilles" qui est soumise à un "despote".

Immédiatement deux camps se forment. Ceux qui soutiennent SINE et ceux qui trouvent ses écrits inadmissibles.

Dans le premier camp, nous trouvons, entre autres, PLANTU (qui croque VAL, le censeur, en nazi !), BEDOS qui, dans une envolée lyrique n’appartenant qu’à lui dit " VAL est à CHARLIE ce que SARKOZY est à la France " et les éternels résistants comme M.VLADY, A.KRIVINE, C.ALEVEQUE, M.ONFRAY, G.PERRAULT et G.HALIMI.

Dans le deuxième camp on trouve, entre autres, BHL (le leader de la croisade), A.ADLER, L.JOFFRIN, SOS RACISME et la LICRA et P.ASSOULINE.

Sur internet l’affaire prend de l’importance et P.VAL devient l’homme à abattre.

SINE, adulé par la bobosphère, est pourtant estampillé antisémite depuis plus de 20 ans. Jugez-en plutôt. En 1985 il tient les propos suivants sur une radio. Je cite "Je suis antisémite depuis qu’Israël bombarde. Je suis antisémite et je n’ai plus peur de l’avouer. Je vais faire dorénavant des croix gammées devant tous les murs. (…) On en a plein le cul. Je veux que chaque juif vive dans la peur, sauf s’il est pro-palestinien."

La meilleure défense étant l’attaque, SINE menace, par avocat interposé, de porter plainte contre tous ceux qui, en le traitant d’antisémite, ont provoqué son licenciement. SINE qui combat la censure s’érige donc lui même en censeur. Il vient également de porter plainte contre X pour menaces de mort par voie d’email. Un anonyme signant ses messages Mordechai ANIELEWICZ (du nom d’un héros du ghetto de Varsovie) le traite de "fils de pute", de "vieux schnock" et veut lui planter "20 CM d’inox dans le bide".

SINE vaut-il tout de ciné ? Certainement pas. Il a au moins un mérite : celui de soulever l’éternel problème de savoir où s’arrète la liberté d’expression et où commence la censure.

Géronte d’Allauch