Contresens Uniques

On vient de m’ offrir cette petite merveille de livre, écrite par Olivier Renard-Payen, préfacée par Jean-Denis Bredin, et qui reprend l’ idée du " Dictionnaire des mots retrouvés " présenté par la NRF en 1938.

Je vous en livre quelques entrées:

– ABSINTHE: Personne que l’ abus d’ alcool a rendue étrangère à son environnement.

– AD HOC: Poisson conforme à l’ usage que l’ on veut en faire.

– CADUC: Aristocrate de haut lignage déchu de son titre.

– FURONCLE: Parent irascible.

– INCONTINENT: Irréductible insulaire.

Et un dernier ( sinon vous n’ allez pas acheter le livre…)

– RESQUILLER: Tricher au jeu de quilles.

Lenonce

La bande à Bonape

Connaissez-vous Henri Viard ? Si non, ruez-vous sur ses livres, en particulier un pastiche de l’ épopée napoléonienne, la bande à Bonape, qui, en exergue, relate ce dialogue secret entre Napoléon et le Pape:

– Ce que j’ ai voulu, je l’ ai voulu tout seul ! Comment dit-on cela en latin, Très Saint Père ?

– Velo Solex, mon fils !

Allez, bon week-end à tous.

Les étudiants ont-ils encore des Maîtres ?

Voici un petit texte tiré du remarquable livre de Georges Steiner: "Maîtres et disciples", à propos d’ un maître confucéen:

A peine le maître avait-il prononcé deux mots que le disciple tombe endormi et se met à ronfler. Le maître est ravi:

" Le corps de mon disciple est pareil à du bois mort, son coeur à de la cendre froide. Son savoir est maintenant véridique!  Il s’ est détaché de toute connaissance acquise. Ignorant et dans les ténèbres, il n’ a plus de pensée. Il n’ y a plus à discuter avec lui! ah! quel bon compagnon!".

La disparition des maîtres ne permet plus l’ assoupissement des disciples: c’ est pourquoi ils défilent en masses compactes ! CQFD.

Lenonce

Ouvrons un peu la fenêtre….

….avec ce texte proposé par Géronte d’ Allauch, notre érudit cacochyme (ahahah), à destination de Prince Taliesin:

Pour diversifier et décaler un peu le blog, une beau moment de prose et de réflexion….

                L’EMPEREUR INFLEXIBLE

"Alors l’Empereur Inflexible condamna le Grand Peintre a être pendu.

Il ne serait soutenu que par ses deux gros orteils. Lorsqu’il serait fatigué….

Il se soutint d’un seul. De l’autre, il dessina des souris sur le sable.

Les souris étaient si bien dessinées qu’elles montèrent le long de son corps, rongèrent la corde.

Et comme l’Empereur Inflexible avait dit qu’il viendrait quand le Grand Peintre fléchirait, celui-ci partit à

petit pas. Il emmena les souris."

                                                MALRAUX A.Le Miroir des Limbes. Hôtes de passage

N’est ce pas du vrai rêve cela, cher Prince TALIESIN ?

Géronte