Vous avez dit racisme?

Ci-dessous un article paru dans le Monde du 25 février, concernant un autre fait divers atroce survenu le 12, et dont les médias commencent à peine à parler.

La volonté est claire de certains (qui ?) de ne pas ébruiter ce genre d’infos, qui ne met pas à l’ honneur une certaine communauté, que ces mêmes personnes cherchent à tout prix, y compris celui de l’infâmie, à ménager.

Lisez, cela se passe de commentaires.

"Le ton monte chez les gendarmes après la mort accidentelle d’un des leurs, survenue le 12 février à Saint-Martin, une petite île située à 250 km au nord de la Guadeloupe. Pour le Comité d’entente des associations de gendarmes, les circonstances de cette tragédie sont "révoltantes, condamnables, indignes et dégradantes".

Dimanche 12 février, le gendarme Raphaël Clin, 31 ans, en service à la brigade de Saint-Martin, intervient avec un collègue, pour faire cesser un "run" (un rodéo de motos) improvisé par des jeunes sur la voie publique. En traversant la chaussée, il est fauché par un engin lancé à grande vitesse. Il meurt deux heures plus tard à l’hôpital, des suites d’une hémorragie interne. Grièvement blessé, le motard a été transporté à l’hôpital de Pointe-à-Pitre, où il est toujours sous surveillance.

Selon des proches du militaire, alors que les secours dépêchés sur les lieux du drame fournissaient les soins d’urgence, une quarantaine de jeunes auraient proféré des insultes, émaillées de propos racistes anti-Blancs à l’encontre des gendarmes. Selon les mêmes sources, l’annonce du décès de M. Clin aurait suscité des scènes de réjouissances, ponctuées de cris. "Aux urgences, ça criait dans tous les sens : "On a tué un Blanc"", a affirmé Stéphanie Clin, son épouse.

Le procureur de la République à Basse-Terre (Guadeloupe), Patrick Quincy, a ouvert deux informations judiciaires : "Une sur l’accident de circulation proprement dit, et l’autre sur l’affaire dans l’affaire", a-t-il indiqué. Selon lui, les premiers témoignages confirment "des outrages contre le corps des gendarmes" et que "des injures à caractère raciste ont été proférées".

"Mais cela n’avait rien d’une émeute anti-Blancs", précise-t-il, ajoutant que les gendarmes de Saint-Martin sont souvent confrontés à des bandes de jeunes gens "fâchés avec le code de la route" qui se livrent à des courses en mettant en danger leur vie et celle des autres usagers de la route. La ministre de la défense, Michelle Alliot-Marie, a saisi la justice "pour que toute la lumière soit faite". Le maire (UMP) de Saint-Martin, Albert Fleming, a annoncé, le 23 février, son intention de porter plainte contre les médias, "en train de nous mettre une image qu’(il) n’apprécie pas du tout". "