Une fermière du Rwanda,
Qui était Hutu de surcroît,
Quitte sa case et sa smala
Pour le marché de Kampala.
Elle veut honorer sa tribu
D’un beau chapon gras et dodu.
Mais elle était peu fortunée,
Et le marchand Tutsi, rusé,
Refusa de baisser le prix
Du chapon par elle choisi.
Me le donnerais-tu,
Dit la cliente Hutu,
Contre une gâterie
Sur ton beau bengali ?
A voir, dit le vendeur,
De cette gâterie quelle serait la valeur ?
Vaudrait – elle un chapon ?
Il m’en faudrait la preuve pour de bon.
Aussitôt la bougresse s’enfouit sous le boubou,
Et vite fait jaillir le sève du bambou.
J’ai gagné le chapon, s’exclame l’innocente,
La bouche encore pleine du produit de la vente.
Que nenni lui répond le volailler acerbe
Tout comme la figure, le chapon tu as perdu
Car comme le dit notre si beau proverbe :
Turlute Hutu, chapon point eu !!
¤
Joli, non ? Mille mercis à l’ amie qui m’ a fait parvenir cette belle histoire !
Lenonce
C’est simplement délirant, dis à cette amie qu’elle a un vrai talent… de plume.
Elle est drole, mais je ne pense pas que l’amie de Lenonce en soit l’auteur(e), la blague court depuis au moins cinq ans sur le net.
ce qui n’enleve rien à la qualité d’écriture.
J’ai précisé que l’ amie en question me l’ avait simplement fait parvenir.
Grincheux ne recule pas devant un bon mot, et il a bien raison !
Lenonce
Oui oui, c’était plus à Grincheux qu’à toi qu’allait la précision. Mais encore une fois, le texte est impec.