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La mode évolue: après le Che, toutes comme Yasser !

Chacun a pu constater, à la faveur des dernières manifestations, que le keffieh est à la mode chez nos lycéens boutonneux (Cf infra) et aculturés, qui, manipulés par leurs professeurs, vont une fois encore saboter leur année et bénéficier d’ un bac au rabais qui leur permettra, dans un premier temps, de s’ inscrire en masse en fac de psychologie (adhésion à l’ UNEF obligatoire) puis dans un deuxième temps aux Assédic (adhésion à la CGT-chômeurs conseillée).

En phase avec cette nouvelle tendance de la mode, le magasin Le Printemps propose de véritables chèches " palestiniens ", pour la somme modique de 10 euros.

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Je n’ ai pas vu si l’ on pouvait compléter la panoplie par un sac (de cailloux) ou une ceinture (d’explosifs). Pas vu non plus la photo du mannequin vedette:Yasser

Une nouvelle preuve en faveur de l’ acconardissement ultime de notre société. Les palestiniens eux-mêmes seraient-ils contents que nos braves cagoles s’ affublent du symbole de leur lutte ? La question est posée.

Lenonce

7 réflexions sur “La mode évolue: après le Che, toutes comme Yasser !

  1. Ils ne savent pas ce qu’ils font. Je pense qu’il faut arrêter la critique des lycéens.
    Certes, ils n’ont pas envi de bosser. Ils ne sont pas politisés donc facilement influençable. Ils sont cons et boutonneux mais pas plus que votre génération.
    Mais il faut que l’on se rende compte que c’est une génération déboussolée. Elle sent que l’avenir sera pire que le passé. Je pense qu’il y a un véritable malaise. Le simple fait qu’il manifeste sans aucune raison montre qu’ils n’ont plus foi en l’école. Ils pensent, et peut-être à juste titre que l’éducation ne « serre » plus à rien.
    Il faut proposer un avenir soutenable à NOTRE génération. La seule chose que l’on voit c’est que l’on va travailler jusqu’à 70ans pour payer VOS retraites et que le futur de la France est plus qu’incertain.
    Je comprend et j’approuve la remarque de Lenonce sur la jeunesse actuelle. Mais il faut garder à l’esprit qu’il y a un malaise et que même si elle ne s’exprime pas clairement, il y a inquiétude.
    En revanche je suis contre la manipulation par une minorité (syndicale) des lycéens (voir des collégiens…).
    ILS est jeune, ne vous en veut pas, mais je demande à la génération mai 68 qui a bien profité de la croissance et de ses retombées de comprendre l’inquiétude de la génération actuelle.

  2. Ils nous prend pour plus vieux que l’on est et imagine les angoisses d’ado plus récentes qu’elles ne sont !
    Notre génération a connu la chienlit post 68 avec la récession des 70′ depuis son college et le renouveau du « veau d’or chacun pour soi » des 80′ depuis son lycée et ses premières années de fac.
    Certes nous avons fait notre crise d’ado et de déboussolage, certes l’avenir que l’on nous prédisait était (déjà) obscur… je n’ai pas le souvenir pour ma part d’avoir donner dans une telle farce militanto-bouffone.
    Ne te leurre pas, Ils, d’autres continuent d’avancer dans la « carrière » quand le troupeau défile dans la rue. C’était déjà ça avant et cela continuera.
    Ps: c’est nous qui allons bosser jusqu’à 70 piges pour payer les retraites de nos ainés ! Pour les suivants la mauvaise nouvelle est qu’ils crèveront au travail avant d’avoir pu payer la notre.
    Pour le torchon fedayin, souviens toi lenonce que nos camarades de crasse portaient le même il y a quelques décénies et en débitant les mêmes conneries.
    Non,décidemment, rien de nouveau sous le soleil.

  3. Les angoisses d’ados n’ont effectivement pas commencé au XXIe siècle….c’est plutôt la culture intensive du « jeunisme » qui a explosé ces dernières années.
    Ces angoisses ont toujours été là, mais avaient peut-être d’autres origines (bien que celle de travailler jusqu’à 70 ans ne me semble pas devoir perturber de trop les cerveaux d’ados tout juste post pubères).
    Ces angoisses étaient juste exprimées de manières très différentes…jusqu’en mai 1968. Depuis, le bonheur réel de foutre le bordel dans la rue et de faire peur aux adultes devient récurrent. J’ai, moi même, connu de beaux mouvements dans ma jeunesse…mouvements que je critiquais déjà à l’époque !
    Pour le fait de bosser jusqu’à 70 piges, il faut revoir tes livres d’économie, cher ILS. C’est bien nous qui allons le faire pour payer les retraites de tes grands parents…et je partage le point de vue de P.D.M sur la fait que vous n’aurez pas ce type de préoccupation car vous, vous mourrez à la tâche pour nous payer une retraite de misère…mais je ne t’en veux pas.
    Pour conclure, cher ILS, je vais te faire une révélation qui va certainement te bouleverser mais j’assume : »la jeunesse est une maladie dont on guérit rapidement ».

  4. Les angoisses d’ados ont toujours existé et existeront toujours, c’est propre à chaque génération. N’empêche que lire que les ados ne savent pas ce qu’ils font, n’ont pas envie de bosser, pensent que l’éducation ne sert plus à rien me navre. Quel avenir peut-on envisager pour cette génération, sauf celui de la cigale?

  5. Je crois que le pire est de généraliser et d’imaginer que tous les adolescents sont dans cet état d’esprit.
    Cela conforte ceux qui se laissent glisser dans une fatalité apaisante et les empêche de se ressaisir, voire cela pourrait démotiver par une sinistrose bien franchouillarde ceux qui s’accrochent.
    Il ne faudrait pas confondre, les acteurs d’une agit-prop uniquement à leur service, motivés par une ambition politique ou par un alibi facile à leur médiocrité scolaire, avec la majorité (je veux encore le croire) dont les doutes existentiels de l’adolescence cherchent remède dans la démagogie rudimentaire des premiers, parce qu’évidemment (trop) accessible.
    Je me souviens qu’à 15 ans, je préférais échapper aux cours sans génie de nos commissaires politiques de la décérébration nationale, alors que j’étais (déjà) stigmatisé comme un dangeureux révisionniste parmi mes « tovarich de classe », et saisissais toute occasion pour passer quelques heures de plus au soleil.
    Les meneurs, « prometteuse émergence de jeunes connards » n’étant qu’une poignée au milieu d’une immense majorité qui comptait les points et profitait du soleil, tout en commentant les derniers matchs de foot ou éprouvant leurs premiers émois avec de délicieuses créatures…
    Immonde vipère lubrique vendue au grand capital, je n’ai connu la révolution que sous son approche hormonale ; pour le reste j’ai pris la peine d’aller aux sources pour me faire une / mon opinion, de bakounine à primo de rivera.
    Je n’en ai conçu qu’une méprisante commissération pour les épiciers de l’idéologie et un positionnement schizophrène qui tient l’Homme au centre de toute chose (mon coté anar) mais jamais au prix de l’égalitarisme du bien-pensant (mon coté à droite).
    Un troupeau qui bêle ne sera jamais un Homme qui se rebelle.

  6. Au commencement de l’éducation est la loi. La jeunesse est tentée, dans son inexpérience, de tout prendre d’abord avec insouciance, comme un jeu. Il faut lui montrer le sérieux de la vie. Une certaine manière de ce prendre en main, la contrainte d’une ferme discipline est bonne. Qui joue avec la vie ne parvient jamais à rien. Mais la discipline ne doit pas dégénérer en dressage. Un dressage continuel donne un résultat humiliant et paralyse la force de l’homme.
    Au pied de la montagne jaillit une source: image de la jeunesse.
    Ainsi l’homme noble cultive son caractère en étant profond dans tous ces actes.
    La source parvient à couler et à triompher de l’immobilité en remplissant tous les creux qui se rencontrent sur son chemin. De même la voie à suivre pour le développement du caractère est la profondeur, le sérieux qui ne néglige rien, mais, comme l’eau, comble toutes les lacunes progressivement et sans relâche, et poursuit ainsi sa marche en avant.

  7. Chère cruella, voilà des propos que confucius et d’âpres taoïstes ne renieraient pas, et pas nécessairement pour la même raison.
    Cette métaphore sur l’eau me rappelle qu’il faut sauver la couche d’eau jaune ; tous au pastaga !

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