Voici un petit texte tiré du remarquable livre de Georges Steiner: "Maîtres et disciples", à propos d’ un maître confucéen:
A peine le maître avait-il prononcé deux mots que le disciple tombe endormi et se met à ronfler. Le maître est ravi:
" Le corps de mon disciple est pareil à du bois mort, son coeur à de la cendre froide. Son savoir est maintenant véridique! Il s’ est détaché de toute connaissance acquise. Ignorant et dans les ténèbres, il n’ a plus de pensée. Il n’ y a plus à discuter avec lui! ah! quel bon compagnon!".
La disparition des maîtres ne permet plus l’ assoupissement des disciples: c’ est pourquoi ils défilent en masses compactes ! CQFD.
Lenonce