La leçon de politique du professeur Georges Frêche

George Freche

Je remercie "ILS ", fidèle lecteur de ce blog, pour m' avoir fait connaître ces propos de Georges Frêche, l' actuel président socialiste du Conseil Régional de Languedoc-Roussillon, connu pour ses écarts de langage, propos tenus devant ses étudiants de la faculté de droit de Montpellier.

Tout y passe: les paysans, les anglais, les électeurs, les juifs, la politique, la gastronomie, les catalans, avec en fil rouge de ce saisissant panorama de la politique vue par un élu, les cons ! 

Composant, comme chacun le sait, la majorité de l' électorat, le con est la cible privilégiée du candidat Georges Frêche, qui en dresse un portrait que n' aurait pas renié Audiard.

Morceaux choisis:

La politique c’est une affaire de tripes, c’est pas une affaire de tête, c’est pour ça que moi quand je fais une campagne, je ne la fais jamais pour les gens intelligents. Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %, il y en a 3 % avec moi et 3 % contre, je change rien du tout. Donc je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse. "

" Les gens, ils disent pas merci, d’ailleurs les gens ils disent jamais merci. Les cons ne disent jamais merci. Les cons sont majoritaires, et moi j’ai toujours été élu par une majorité de cons … "

Les cons sont cons et en plus ils sont bien dans leur connerie. "

" Non, vous apprenez l’anglais, si vous êtes une fille, vous baisez avec un mec, si vous êtes un garçon, vous baisez avec des anglaises, et là vous apprenez vite, rien de tel que la communication orale (…) Moi je suis allé en Angleterre, j’ai baisé une quarantaine d’anglaises et je commençais à apprendre, mais après on bouffait tellement mal que je n’y suis plus revenu,… "

Vous pouvez aller déguster le reste sur le site de Perpignan-Toutvabien, avec en prime les enregistrements permettant d' entendre la voix du grand homme. Un pur régal ! Cela nous change des culculteries de la dinde du Poitou.

Que dire après de tels propos, et surtout que penser, quand on sait que Frêche, éternellement menacé d' exclusion par le péesse, qui lui tient par ailleurs les pieds au chaud en raison de l' importance de sa fédération, est élu et réélu depuis de nombreuses années ?

Est-ce vraiment drôle ?

Pas vraiment, car nous touchons ici les limites d' une démocratie, jamais autant à l' aise que dans une merde qu' elle excrète en permanence, tout en s' en nourrissant, cercle vicieux et fétide où les enterococcus frechiniensis se développent tout à leur aise.

lenonce