Le récent fait divers dramatique, qui a vu un jeune homme se faire rouer de coups pour avoir flirté avec une fille de la cité voisine, a conduit à des interventions dont le caractère surréaliste semble résulter d' une volonté farouche de ne surtout pas voir la réalité en face.
Ecoutez ici une jeune fille du collège des agresseurs évoquer ce qu' il convient d' appeler une tentative de meurtre ( hématome intra-cérébral, rupture du foie et de la rate ) avec détachement et légèreté, parler de " taquinerie ", et finir par: " c'était pour rigoler et ça a dégénéré ".
Mais la palme revient à Willy le Devin, brillant chroniqueur social de Libération.fr, qui compare, et sans rire, cet ignoble lynchage à … Roméo et Juliette ! Alors là, on atteint des sommets, c' est le Mc Kinley du mauvais goût, l ' Annapurna du grotesque, le Mont Vinson de la connerie tous azimuts. Willy le Devin, des abrutis comme toi, ça mérite plus d' attention qu' une baleine à bosse à la saison des amours. Il faut te protéger pour que tu continues de nous éblouir à coups de références fracassantes. J' imagine que les tournantes dans les caves te rappellent Pasolini, et les trafics en tous genres, Henri de Monfreid. Avec toi c' est la fiction qui rejoint la réalité. Vraiment je t' envie …
Donc, dans les temps préhistoriques, l' humanité naissante était organisée en tribus querelleuses. Quand un guerrier d' une tribu regardait de trop près le string en mammouth d' une frangine de la tribu d' à côté, les mâles de celle-ci lui tendait un guet-apens pour lui damer la tête à coups de gourdins. Et puis l' Histoire est passée, les rois ont fait la France, et la France a produit la cathédrale de Chartres et la Romanée Conti.
La boucle est bientôt bouclée. A venir, le cannibalisme et les réducteurs de tête.
lenonce