Immédiatement Santos (le bien nommé) était devenu un saint pour les nombreux supporters de l'oème et la figure même de l'innocent emprisonné.
"C’est avec une immense joie que nous apprenons que Santos a été libéré sous caution. Le montant de celle-ci s’établit à 6 000 euros et sera payée par le Commando Ultra 84!
Nous tenons à remercier toutes les personnes qui se sont souciées de Santos, qui ont participé directement ou indirectement à la mobilisation. On ne mesurera jamais à quel degré notre mobilisation a pu influencer la décision de la juge espagnole, mais on sait que vous avez été tous là et c’est l’essentiel!
On a pu voir une France, et même une Europe, unies derrière lui. Les clivages et les rivalités entre les clubs ont été dépassés, vous avez prouvés que vous êtiez des hommes et des femmes de raison avant tout.
N’oubliez jamais la solidarité dont vous avez fait preuve, ça vaut tout l’or du monde de nos jours.
Nous espérons que le match de ce soir sera une immense fête !
Merci encore pour votre soutien, et la dignité que vous afficherez ce soir au stade!
NB: La peine de 3ans et demi de prison n’est pas annulée. La mobilisation continue et continuera donc!"
On en a la larme à l'oeil…(ne ratez pas, dans ce site, le message de la famille !)
Mais Santos n'est pas le saint que l'on croyait…comme l'indique cet article du Monde du 26 04 2009 :
" Le supporter de l'OM, Santos Mirasierra, condamné en Espagne en 2008 pour des violences avant un match de football entre l'Atlérico de Madrid et l'OM, a été interpellé dimanche à Lille à la suite d'une bagarre avant la rencontre Lille-OM de la 33e journée de L1, a-t-on appris de source policière. "C'est une histoire de bagarre entre supporters", a indiqué une source policière citée par l'AFP, selon laquelle Mirasierra a été arrêté vers 15h30 avec deux autres supporters de l'OM à la gare de Lille-Flandres. Santos Mirasierra a été placé en garde à vue au commissariat central de Lille avec les deux autres supporters marseillais, après une bagarre qui a fait au moins un blessé, a indiqué cette source, confirmant une information du site internet du quotidien la Voix du Nord ".
L'une des morales de ce fait divers est que la puissance des médias associée à la connerie humaine repousse sans cesse les frontières de l'imbécilité de masse…qui a déjà atteint un niveau très élevé (j'aurais également pu choisir le sujet de la grippe mexicaine pour illustrer le propos !).
Géronte d'Allauch
Je ne résiste pas au plaisir de mettre en ligne ce texte merveilleux de cruella, visiteuse fidèle, qui l’ a laissé en commentaire d’ une note de géronte ( son chouchou … je suis jaloux !). J’ espère qu’ elle ne me tiendra pas rigueur de cette initiative.
" Toi qui est né avant les années 90,
Comment as-tu survécu ? Les voitures n’avaient pas de ceintures de sécurité, pas d’appui-tête et bien sûr pas d’airbags.
Sur la banquette arrière, c’était « rigolo » et pas « dangereux »
Les barreaux des lits et les jouets étaient multicolores ou du moins vernis avec des peintures contenant du plomb ou d’autres produits toxiques.
Il n’y avait pas de sécurité enfant sur les prises électriques, portières de voitures, médicaments et autres produits chimiques ménagers.
On pouvait faire du vélo sans casque.
On buvait de l’eau au tuyau d’arrosage, à une fontaine ou à n’importe quelle source, sans que ce soit de l’eau minérale sortie d’une bouteille stérile…
On construisait des caisses à savon et ceux qui n’avaient pas la chance d’avoir une rue asphaltée en pente devant chez eux pouvaient tenter des records de vitesses et se rendre compte à mi-chemin que les freins avaient été oubliés… Après quelques accidents, le problème était en général résolu !
On avait le droit de jouer dehors à la seule condition d’être de retour avant la nuit. Et il n’y avait pas de portables et personne savait où l’on était et ce qu’on faisait… incroyable ! L’école durait jusqu’à midi, on pouvait rentrer manger à la maison. On avait des écorchures, des fractures et parfois même on se brisait les dents, mais personne n’était mis en accusation pour ça. Même quand il y avait une bagarre, personne n’était coupable à part nous-même.
On pouvait avaler des tonnes de sucreries, des tartines avec des tonnes de beurre et boire des boissons avec du VRAI SUCRE, mais personne n’avait de problèmes d’excès de poids, car nous étions toujours dehors. On pouvait se partager une limonade dans la même bouteille sans risquer d’attraper des maladies.
Nous n’avions pas de Playstation, Nintendo 64, X-box, jeux vidéo, 99 programmes de TV sur câble ou satellite, pas de vidéo, de Dolby sur round, de portable, d’ordinateur, de chat room sur Internet, mais nous avions… des amis ! On pouvait sortir, à pied ou en vélo pour aller chez un copain, même s’il habitait à plusieurs km, frapper à la porte ou simplement rentrer chez lui pour le prendre pour jouer avec nous.
Dehors, oui dehors dans le monde cruel ! Sans surveillance ! Comment cela a-t-il pu être possible ? On jouait au foot avec un seul but et si l’un d’entre nous n’était une fois pas sélectionné, pas de traumatisme psychologique, ce n’était pas la fin du monde ! Parfois un élève peut-être un peu moins bon que les autres devaient redoubler. Personne n’était alors envoyé chez les psychologues ou pédopsychiatres. Personne n’était dyslexique, hyperactif ou avait des « problèmes de concentration ». L’année était redoublée, point et chacun avait les mêmes chances que les autres.
Nous avions des libertés, des échecs, des succès, des devoirs et des tâches… et apprenions à vivre avec.
La question du jour est donc : mais comment avons-nous survécu ?
Comment avons-nous pu développer notre personnalité ? "
Merci, cruella, pour ce témoignage plein de poésie.
Lenonce