Passer pour un con, encore et toujours ….

Une libération d’ otages, c’ est toujours un moment de bonheur pour un Président. Les familles en pleurs, le jet cocorico, les journalistes se bousculant sur le tarmac, ça vous fait des images gratifiantes pour très cher, mais c’ est toujours bon à prendre en ces temps de sondages chiattiques. Même le temps était clément: pour une fois, Mou président ne s’ est pas pris des seaux de flotte sur la tronche !

Et puis rien ne s’ est passé comme prévu. Un peu comme pour Conarda, avant même l’ atterrissage, le Monde avait déjà savonné la planche en parlant de rançon faramineuse, contredisant la doctrine officielle et les déclarations des crânes d’œufs, Fabius et Le Driant.

Enfin crac, le coup de grâce. Après un discours haché et pesant dont il a le secret, comme il se tourne pour donner la paroles aux hirsutes mêmes pas rasés, dont on s’ attend à ce qu’ ils se jettent par terre en lançant des Hosannas, voilà-t-y pas que les malpolis se regardent, boudent ce plaisir avec un air grognon et tournent presque le dos. Tout juste s’ ils ne crient pas Allah Akbar pour faire chier le joufflu.

Ah non, vraiment, quand ça veut pas, ça veut pas ….

lenonce

Taponier et Ghesquière, je vous Kapisa au derrière !

285068 Cela fait un moment que je la sentais pas bien cette libération. Une sorte de pressentiment. Je n' ai jamais eu de véritable empathie à l' égard de ces otages. Le responsable de leur comité de soutien a une tête de con insupportable, le père de l' un, la mère de l' autre, prenant sans cesse la parole pour critiquer l' Etat qui ne les tenait pas au courant ( sic ! ) ne m' étaient pas sympathiques, mais enfin je luttais contre ces mauvaises pensées.

La veille de la libération, sur Canal +, le ton était déjà donné. Il n' était question que des paroles de Guéant et Sarkozy, et de l' affront qu' on aurait fait à ces grands professionnels en insinuant qu' ils n' avaient pas à se trouver où ils étaient, qu' ils avaient mis en danger nos forces sur place et qu' ils nous avaient fait dépenser beaucoup d' argent pour rien.

Untel nous explique que la mission des journalistes est indispensable si on veut avoir un autre son de cloche que celui des Talibans ou de l' armée française, ce renvoi dos-à-dos étant déjà en lui-même gerbatoire. On sait très bien en fait ce qu' il y a dans ces régions reculées d' Afghanistan. Des montagnes hostiles et toutes pourries, où des poilus barbus en robes et babouches maudissent l' Occident en enculant leur chèvre. Est-il besoin d' envoyer des journalistes pour raconter cela ?

Mais j' ai attendu leur arrivée en France, et avec leur retour, attendu aussi le mot, le seul, que j' aurais aimé leur entendre prononcer en premier à leur descente d' avion: MERCI !

Merci à la France, à ses services de renseignement, au gouvernement, au Président, aux français, merci d' appartenir à un pays qui n' abandonne pas ses ressortissants et qui est prêt à dépenser des MILLIONS d' EUROS pour les ramener sur le territoire national.

Peau de balle !

Au lieu de cela nous avons entendu un Ghesquière, ma foi très en forme et combattif ( le grand air, ça conserve ), vouloir mettre les choses au clair, les points sur les " i " selon son expression. A peine débarqué, monsieur mon con n' a qu' une préoccupation, sauver son honneur sali de journaleux !

Alors que la question principale est: combien la libération de ces clowns nous a coûté, et qui va payer ?

lenonce