Les antipapistes.

Depuis longtemps  il est de bon ton, en France, que « l’intelligentsia gauchisante » se moque avec le plus total irrespect du Pape en activité. Vous avez aimé les charges contre Jean Paul II ? Vous adorerez donc celles contre Benoît XVI.

Canal +, leader en la matière, a toujours excellé dans cet exercice. Depuis quelques soirs il nous livre des charges sans limites sur la visite Papale dans le simple but de prouver qu’il s’agit d’un non évènement qui ne peut intéresser que quelques cathos boutonneux certainement apparentés à la famille Lequenois.

La dernière charge étant un radio trottoir qui demandait tout simplement à des passants le nom de l’actuel Pape. Ils ont, bien entendu, caviardé les bonnes réponses et nous avons eu droit à un défilé de benêts qui ont égrené tout un tas de prénoms  (Paul VI, Jean Paul II, Benoît XIII, Léon, Pie etc.….). Yann Barthez, brillant journaliste du « petit journal », mort de rire à l’issu de ce reportage, pense certainement avoir prouvé que, du Pape, tout le monde s’en fout !

Juste quelques petits rappels pour toi (et les tiens) Yann, sur le nombre de participants des JMJ (journées mondiales de la jeunesse) :

1995 à Manille : 4.000.000

1997 à Paris : 1.200.000

2000 à Rome : 2.000.000

2002 à Toronto : 800.000

2005 à Cologne : 1.000.000

2008 à Sidney : 350.000

Soit près de 10.000.000 de jeunes participants sur 6 JMJ ! Ca te la pète, non ?

Ces « résistants » laïques (mais surtout anti cathos) considèrent certainement que la religion Catholique n’est pas assez moribonde et qu’avec encore quelques efforts on pourrait l’annihiler totalement.

Pour certains, en France, tout ce qui touche de prés ou de loin à la soutane est souvent beaucoup plus haïssable que le port de la burqa ! Il est vrai qu’on a rarement vu un intégriste Catholique émettre une fatwa…il y a donc beaucoup moins de risque à déconner ainsi.

Même les politiques s’y mettent. BAYROU, qui est de toutes manières contre tout ce que fait SARKO, trouve anormal que le Pape soit reçu à l’Elysée. (Oui, oui, le même Bayrou qui critiquait la non réception du Dalaï Lama par notre président). Il a oublié, le nul, que le Pape est un chef d’état. Il a, du coup, adopté la même attitude qu’un dénommé Staline qui a toujours méprisé le Vatican et qui avait dit, pour montrer tout son mépris envers lui en refusant de le rencontrer : « Le Pape, combien de divisions ? »

Tout cela est d’une médiocrité affligeante. Mais qui le dit ?

Géronte d’Allauch

A propos d’ Edvige

Edvige Voici in-extenso le décret de création du fichier Edvige qui fait couler bien des litres d’ encre et de salive. Vous y chercherez en vain le fameux critère "orientation sexuelle" qui déchaine les passions. L’ article 2 parle tout au plus de "comportements", ce qui est beaucoup plus vague. Et encore, ce critère de comportement est exclu pour les renseignements portants sur les personnes jouant un role dans la société.

Voici un extrait de la pétition circulant sur le net: (http://nonaedvige.ras.eu.org/)

" Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives … "

Il suffit de comparer avec le texte même du décret pour constater que les références à l’ appartenance ethnique ou aux opinions religieuses relèvent du phantasme ou de la malhonnêteté intellectuelle.

On veut nous faire croire que ce fichier doit remplacer les fiches cartonnées. Comme si, depuis l’ utilisation des ordinateurs dans l’ administration, les RG, DST, DGSE et autres, n’ avaient pas commencé à informatiser le renseignement ! C’ est puéril.

Le principal intérêt d’ Evige est de centraliser et uniformiser des données qui ont, de tous temps, étaient recueillies par les organismes en charge de la sécurité des citoyens. Et c’ est une bonne chose. Je ne crois pas que l’ honnête citoyen y trouve rien à redire.

Quant au fichage des mineurs, quand je vois la violence des agressions commises par les "jeunes gens" de 13 ans, 1.80 m et 80 kg de bonne viande produite grâce à la République française, c’ est une précaution qui semble aussi nécessaire. On peut éventuellement, l’ être humain étant supposé perfectible, prévoir la sortie du fichier en cas de conduite irréprochable.

lenonce (je tiens ma fiche à la disposition d’ edvige)


Décret n° 2008-632 du 27 juin 2008 portant création d’un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « EDVIGE »

NOR: IOCC0815681D


Le Premier ministre,

Sur le rapport de la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales,

Vu le code de procédure pénale, notamment son article 777-3 ;

Vu la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, notamment son article 26 (I à III) ;

Vu le décret n° 85-1057 du 2 octobre 1985 modifié relatif à l’organisation de l’administration centrale du ministère de l’intérieur et de la décentralisation, notamment son article 12 ;

Vu le décret n° 2007-914 du 15 mai 2007 pris pour l’application du I de l’article 30 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés ;

Vu l’avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés en date du 16 juin 2008 ;

Le Conseil d’Etat (section de l’intérieur) entendu,

Décrète :

Article 1
Le ministre de l’intérieur est autorisé à mettre en œuvre un traitement automatisé et des fichiers de données à caractère personnel intitulés EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale) ayant pour finalités, en vue d’informer le Gouvernement et les représentants de l’Etat dans les départements et collectivités :
1. De centraliser et d’analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif, sous condition que ces informations soient nécessaires au Gouvernement ou à ses représentants pour l’exercice de leurs responsabilités ;
2. De centraliser et d’analyser les informations relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ;
3. De permettre aux services de police d’exécuter les enquêtes administratives qui leur sont confiées en vertu des lois et règlements, pour déterminer si le comportement des personnes physiques ou morales intéressées est compatible avec l’exercice des fonctions ou des missions envisagées.

Article 2
Conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, et dans la stricte mesure où elles sont nécessaires à la poursuite des finalités mentionnées à l’article 1er du présent décret, les catégories de données à caractère personnel enregistrées dans le traitement mentionné à l’article 1er et concernant des personnes physiques âgées de treize ans et plus sont les suivantes :
― informations ayant trait à l’état civil et à la profession ;
― adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ;
― signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement ;
― titres d’identité ;
― immatriculation des véhicules ;
― informations fiscales et patrimoniales ;
― déplacements et antécédents judiciaires ;
― motif de l’enregistrement des données ;
― données relatives à l’environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle.
Les données collectées au titre du 1 de l’article 1er du présent décret ne peuvent porter ni sur le comportement ni sur le déplacement des personnes.
Le traitement peut enregistrer des données à caractère personnel de la nature de celles mentionnées à l’article 8 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée. Celles de ces données autres que celles relatives aux opinions politiques, philosophiques ou religieuses, ou à l’appartenance syndicale ne peuvent être enregistrées au titre de la finalité du 1 de l’article 1er que de manière exceptionnelle. Il est interdit de sélectionner une catégorie particulière de personnes à partir de ces seules informations.
Le traitement ne comporte pas de dispositif de reconnaissance faciale à partir de la photographie.
Les données concernant les mineurs de seize ans ne peuvent être enregistrées que dans la mesure où ceux-ci, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public.
Les données collectées pour les seuls besoins d’une enquête administrative peuvent être conservées pour une durée maximale de cinq ans à compter de leur enregistrement ou de la cessation des fonctions ou des missions au titre desquelles l’enquête a été menée.

Article 3
Dans la limite du besoin d’en connaître, sont autorisés à accéder aux informations mentionnées à l’article 2 :
― les fonctionnaires relevant de la sous-direction de l’information générale de la direction centrale de la sécurité publique, individuellement désignés et spécialement habilités par le directeur central de la sécurité publique ;
― les fonctionnaires affectés dans les services d’information générale des directions départementales de la sécurité publique ou, à Paris, de la préfecture de police, individuellement désignés et spécialement habilités par le directeur départemental ou, à Paris, par le préfet de police.
Peut également être destinataire des données mentionnées à l’article 2, dans la limite du besoin d’en connaître, tout autre agent d’un service de la police nationale ou de la gendarmerie nationale, sur demande expresse, sous le timbre de l’autorité hiérarchique, qui précise l’identité du consultant, l’objet et les motifs de la consultation.

Article 4
Le traitement et les fichiers ne font l’objet d’aucune interconnexion, aucun rapprochement ni aucune forme de mise en relation avec d’autres traitements ou fichiers.

Article 5

Conformément aux dispositions prévues à l’article 41 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, le droit d’accès aux données s’exerce auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.
Le droit d’information prévu au I de l’article 32 et le droit d’opposition prévu à l’article 38 de la même loi ne s’appliquent pas au présent traitement.

Article 6
Sans préjudice de l’application de l’article 44 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, le directeur général de la police nationale rend compte chaque année à la Commission nationale de l’informatique et des libertés de ses activités de vérification, de mise à jour et d’effacement des informations enregistrées dans le traitement.

Article 7

Le présent décret est applicable sur tout le territoire de la République.

Article 8

Le présent décret entre en vigueur le jour de l’entrée en vigueur du décret n° 2008-631 du 27 juin 2008 portant modification du décret n° 91-1051 du 14 octobre 1991 relatif aux fichiers gérés par les services des renseignements généraux et du décret n° 2007-914 du 15 mai 2007 pris pour l’application du I de l’article 30 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978.

Article 9
La ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales est chargée de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 27 juin 2008.


François Fillon
Par le Premier ministre :
La ministre de l’intérieur,
de l’outre-mer et des collectivités territoriales,
Michèle Alliot-Marie

Allez la Serbie !

Un dernier effort de nos balkaniques footballeurs pour être définitivement (je l’ espère) débarrassé de la triste figure de Raymond Domenech !

Je le voyais hier encore à la conférence de presse, sourcil charbonneux sur son regard d’ ahuri savamment travaillé, la voix melliflue, le ton mesuré du prétentieux bien au-dessus des contingences terrestres.

" Vous êtes venu nombreux … Ah oui, c ‘est l’ odeur du sang qui vous attire !"

A l’ observer, c’ est un tout autre parfum qui se dégage de sa personne …

Allez les serbes, comme à la grande époque: débarrassez-nous de l’ archipioustre Domenech, cette fois l’ Autriche n’ y trouvera rien à redire !

Gabriel lenonce Princip

Accords Géorgie-Russie: une victoire à la Pyrrhus

Je fustigeai récemment la méconnaissance de cette expression par nos amis socialos ( http://lenonce.typepad.fr/lenonce/2008/07/le-pesse-perd-s.html ). L’ actualité vient de nous fournir l’ occasion de l’ utiliser à bon escient, après un bref rappel de sa signification.

Après les deux victoires de Pyrrhus, roi d’ Epire, contre les romains, à Héraclée et Ausculum en 280 et 279 avant JC, victoires très coûteuses en hommes, celui-ci se serait exclamé: " Encore une victoire comme celle-ci et nous sommes perdus !". L’ expression indique depuis une victoire chèrement acquise et d’ un coût exorbitant.

L’ accord sur la Géorgie, durement arraché aux russes, et présenté comme une victoire par l’ Union européenne, consacre tout bonnement le démembrement de la Géorgie et l’ annexion par la Russie des provinces sécessionnistes d’ Abkhazie et d’ Ossétie du sud, l’ indépendance de ces territoires sans ressources étant une vaste rigolade.

Ainsi pouvons-nous nous exclamer:

" Encore une victoire comme celle-ci, et la Géorgie est perdue ! ".

lenonce

Dans la rubrique  » Les nouveaux Cons « , aujourd’ hui:  » Les Cons à Vélib « 

L’ automobiliste parisien ne perd jamais une occasion de faire fuir le piéton devant son agressive calandre, le traitant à peu prés comme un pigeon, sauf que, essayez de choper un pigeon avec une voiture, pour voir …

Cependant, son pouvoir reste limité à la seule chaussée. En dehors de celle-ci, et à de rares exceptions sanglantes près, le piéton est en sécurité. Cette sécurité a été abolie par le Vélib. Aucun m² en surface de la capitale ne lui échappe: trottoirs, chaussée, places, zones piétonnes, etc … Tel le doigt de l’ urologue inspectant votre prostate, le Vélib vous cherche, vous traque, vous débusque, en tous points du plan urbain et dans le plus inquiétant silence.

Velib_2Cet inesthétique et pesant engin, est le plus souvent conduit de façon approximative par des mains inexpérimentées, surmontées d’ un abruti au sourire béat, accomplissant ce qu’ il doit considérer comme un exploit qu’ il pourra relater au fin fond du trou perdu l’ ayant excrété vers Paris. Egalité ici totale  entre le touriste français et le touriste étranger, aussi con l’ un que l’ autre.

L’ individu, quand de sexe masculin, est le plus souvent suivi d’ une improbable connasse, suante et guidonnante. – Minou, c’ est formidable de faire du Vélib à Paris ! Nonobstant son air effarouché, celle-ci semble éprouver quelque plaisir à s’ échauffer les escalopes sur la selle de sa monture, et arbore ainsi le même sourire que décrit plus haut.

Fort heureusement, il s’ en écrase quelques-uns, sous les roues d’ un bus bougon, d’ un taxi taquin ou d’ un automobiliste autiste …

lenonce