La « victoire » des lycéens.

La lutte des lycéens (totalement manipulés par l’extrême gauche et dont la plupart n’a jamais lu le texte de la loi DARCOS) vient de remporter sa première victoire sur le gouvernement SARKOZY.

Il y a eu de drôles de guerres, il y a donc de drôles de victoires.

En effet, ne  pas modifier un enseignement dont on sait qu’il a de moins en moins de résultats est certainement une victoire pour les enseignants gauchistes et les syndicats qui les représentent (le fameux troisième tour des élections) mais certainement pas une victoire pour la jeunesse qui va continuer à aligner les échecs scolaires de tous genres et rater, pour beaucoup, l’entrée dans la vie professionnelle.

J’avais rappelé, il ya quelques mois, la devise qui se trouve gravée dans le marbre des frontispices des immeubles abritant tous les syndicats : « l’immobilisme est en marche et rien ne pourra l’arrêter ».

A l’instar des professions médicales les profs gauchistes (quasiment un pléonasme) ont décidé depuis longtemps qu’ils avaient une obligation de moyens et non une obligation de résultats. A la différence du corps médical, on ne parle pas ici de moyens développés par eux pour bien enseigner, mais uniquement de moyens de plus en plus importants que l’état (donc le contribuable) doit mettre à leur disposition pour maintenir un système en faillite qui a perdu de vue l’obligation…de tendre vers une obligation de résultats !

Mais le pire, dans cette affaire, est que les lycéens ne se sentant plus, continuent la lutte !

Extrait du point article du 18 12 2008 : « Malgré le report de la réforme du lycée annoncé lundi par Xavier DARCOS , la mobilisation des lycéens ne faiblit pas. Jeudi, selon la Direction générale de la police nationale, quelque 127.000 jeunes ont manifesté dans plusieurs villes de France, globalement dans le calme, sur fond de blocage de nombreux établissements scolaires. Peu de temps après, l'Union nationale lycéenne (UNL) est revenue sur les 80.000 manifestants dénombrés à un chiffre de 150.000, qualifiant la mobilisation d'"exceptionnelle". "Nous ne voulons pas de réforme du lycée qui légitime les suppressions de postes", a souligné Antoine EVENNOU, président de la première organisation lycéenne. »

Pour information, Antoine EVENNOU est un brillant lycéen de terminal (17 ans) qui lutte déjà comme un vieux syndicaliste en dénonçant « la casse du service public d’éducation ». Il est déjà dans le « plus de moyens » et ne parle jamais, bien entendu, du « plus de résultats ».

La reculade de DARCOS, qui n’est certainement pas un mauvais ministre mais qui a un peu trop fanfaronné (je ne suis pas le ministre de l’hésitation nationale) laisse présager une rentrée plus que chaude. Déjà notre syndicat chouchou, SUD EDUCATION,  se déchaine dans son site :

Il faut des luttes à la hauteur des enjeux !

Pour Sud Éducation, il faut absolument amplifier les luttes, car ce recul n’est pas suffisant ! Nous exigeons le retrait de toutes les réformes de démantèlement de l’Éducation nationale, de la maternelle (avec les projets de jardins d’éveil pour les petites et moyennes sections, la grande section étant destinée à être rattachée au primaire) à l’université (réforme du statut des enseignants-chercheurs, réforme des concours de recrutement des enseignants, etc.), les suppressions de postes, la disparition programmée des IUFM, la généralisation des bacs pro 3 ans (le report de l’examen au CSE des projets de maquettes sur le bac-pro 3 ans, qui devait avoir lieu vendredi dernier, constitue un autre recul du ministre).

Par conséquent, Sud Éducation appelle les enseignants :
 à débattre des nécessaires mobilisations dans tous les établissements et toutes les écoles ;
 à s’associer aux manifestations prévues cette semaine, en particulier le 18 ;
 à veiller à la sécurité des élèves : la stigmatisation de la violence du mouvement des lycéens, l’appel du représentant du syndicat des chefs d’établissement d’Aix-Marseille à faire intervenir la police en cas de blocage, ne laisse pas en effet de nous inquiéter.

Dans son communiqué, X. Darcos prétend que sa réforme « est bâtie sur un très large consensus des lycéens, des enseignants et des familles ».

Par l’action, dans la grève, dans la rue, dénonçons ce mensonge !

 

La rentrée sera donc chaude car les autres syndicats vont se déchainer et nous aurons le plaisir de cumuler une crise mondiale et une crise nationale qui sera, à mon avis, d’importance.

2009 sera certainement, à ce niveau là, un grand cru !

 

 

Géronte d’Allauch