Marseille, c’ est pas la France !

Chez eux y'a personne, chez nous y'a degun.
Chez eux on parle, chez nous on tchatche.
Ils se font frapper, on les crève.
Ils s’embrassent, on fure.
Ils sont pâles, on est multicolores.
Ils se font avoir, on les met à l'amende.
Ils voyagent, on les envahit.
Ils chantonnent, on met le oaî.
Ils sont malades, on est fatigué.
Ils sont calme, on s'engatse.
Ils sont tristes, on est mort de rire.
Ils jouent au ballon, on les galèje.
Ils courent après un titre, on en gagne dix.
Ils regardent la télé, on va au stade.
Ils sont seuls, nous sommes unis.
Là-bas il pleut, ici on se baigne.
Ils dorment, on fait des minots.
Ils sont soumis, nous sommes rebelles.
Ils sont renfermés, on a la mer et le port.
Ils ont de l'argent, on a la "foi".
Ils partent en vacances, on va au cabanon.
Ils mangent fade, on se casse le ventre avec l'aîoli.
Ils boivent de l'eau, on la mélange avec le pastaga.
Ils se caguent, on craint dégun.
Ils sont quelconques, nous sommes olympiens.
Ce sont des robots, nous sommes des hommes.
Ils sont français, nous sommes Marseillais !