La saga des régimes spéciaux de retraite

1) LA SNCF.

En ce début d’année 2007, il m’a semblé important que les riches lecteurs de ce blog (rappelez-vous, ceux qui gagnent au moins 5000€ bruts par mois) sachent ce qui les attend et ce qui attend leurs enfants, et les enfants de leurs enfants, et les enfants des enfants……..et ce pourquoi le gros joufflu veut augmenter nos impôts.

De quoi s’agit-il ? Des régimes spéciaux de retraites.

Il faut savoir que plus les régimes sont favorables, moins ils sont financés par les salariés concernés. Dans le régime général, les cotisations salariales pèsent environ 40% des prestations versées contre 60% à la charge de l’employeur. Dans les régimes spéciaux, l’effort des salariés est inférieur à 20%, le reste incombant à l’entreprise publique employeur, mais aussi au budget de l’état.

Les pensionnés des régimes spéciaux ne représentent que 5,8% des retraités français mais se sont débrouillés, grâce à un corporatisme très violent, à plomber plus que durablement l’économie de la France.

A tout ‘saigneur’ tout honneur, je commencerai par la SNCF.

Il s’agit là d’une bombe financière. La SNCF doit inscrire à son bilan 2007, pour respecter les nouvelles normes comptables internationales, 8 milliards d’euros (vous avez bien lu) qui correspondent à ses engagements de retraite. Si elle applique cette règle, elle se retrouve en faillite virtuelle car cela représente le double de ses fonds propres. Pour l’éviter, l’Etat a prévu d’intégrer ce régime à celui des salariés du privé et, donc, de le banaliser. Cette opération s’appelle adossement. Le régime de retraite de la SNCF est celui qui coûte le plus cher à l’état. Si la SNCF rejoignait le régime général, le montant de la soulte à verser à la CNAV (caisse nationale d’assurance vieillesse) serait de 23 milliards d’euros qui, bien entendu, serait prise en charge par l’état…  et donc par nous, contribuables mes frères.

Sachez enfin qu’en 2006 l’état à dû consacrer 2,6 milliards d’euros au régime de retraites de la SNCF ce qui représente, tout de même, 1% de nos impôts. Très peu contributif pour les salariés (vous savez, ceux qui sont régulièrement en grève) c’est bien ce régime qui coûte le plus cher à la collectivité.

Je vous proposerai, très prochainement, de faire un tour du coté d’EDF/GDF.

A bientôt…

Géronte d’ALLAUCH